Description de l'animation de ce site Aller au menu Aller aux thèmes Aller au texte
8 septembre 2005

De l’énergie pour Bruxelles : programme d’action

1.Etat des lieux

Les changements climatiques sont une réalité, que l’actualité de l’été a tristement confirmé : sécheresses historiques au Portugal, inondations en Allemagne, cyclone dans le Golfe du Mexique,.... Ils ont déjà et auront à l’avenir un coût économique. Il est de notre responsabilité politique de ne pas se voiler la face : notre région bruxelloise est elle aussi clairement concernée par les inondations et la canicule.

Le prix du pétrole ne cesse d’augmenter et augmentera encore avec la rareté progressive des ressources conventionnelles. De 29 dollars le baril en moyenne en 2003, il avoisine à présent les 70 dollars. Bien plus, la plupart des spécialistes s’accordent sur le fait que l’énergie coûtera de plus en plus cher à l’avenir

De nombreuses tentatives de réponse fleurissent ces derniers jours pour parer à cette escalade des prix du pétrole (et donc du mazout). Il faut pourtant savoir que, à notre échelle, nous n’avons aucune maîtrise efficace sur le prix.

Même si le Gouvernement Fédéral réfléchit actuellement à des pistes de financement ponctuelles pour soulager la facture des ménages, elles ne permettront pas de soulager suffisamment et durablement cette facture, car elles ne s’attaquent pas au déterminant essentiel de la facture, à savoir la consommation d’énergie. Pour moi, il est fondamental d’agir dès aujourd’hui pour diminuer notre consommation énergétique.

Pour ce faire, des solutions simples et éprouvées existent : il suffit d’isoler son logement et de disposer d’une installation de chauffage performante. Or, en la matière, la Belgique a beaucoup trop traîné puisque notre niveau d’isolation est comparable à celui des pays du pourtour méditerranéen.

En investissant dans la performance énergétique des bâtiments, il est possible d’économiser des sommes considérables :

A Bruxelles, la facture énergétique pour les consommateurs atteignait déjà 1milliard 600 millions € en 2003, soit une hausse de 43% entre 1990 et 2003. Pour les ménages, la somme était de 573 millions €, ce qui représentait une dépense annuelle moyenne de 1200 € par ménage, hors carburants. En 2003, le cours moyen du baril de pétrole était de 29 dollars. Depuis, les cours n’ont cessé de grimper, pour atteindre un niveau moyen de 41 dollars en 2004. En 2005, on peut déjà estimer que les records seront à nouveau battus. Ainsi, sur base des prix actuels de l’énergie, on peut estimer la dépense moyenne annuelle, hors carburants, à 1500 € par ménage.

Or, en investissant dans la performance énergétique des bâtiments, il est techniquement faisable et économiquement rentable de diminuer la facture énergétique des ménages de 30 à 40%. Ce qui permet concrètement de soulager la facture des ménages de l’ordre de 500 € par an.

Investir dans la performance énergétique des bâtiments rapporte donc plus que de laisser ses économies dormir sur un livret d’épargne !

2. Investir dans la performance énergétique c’est rentable !

Une étude européenne commanditée par EURIMA, l’Association européenne des fabricants d’isolants, sur le niveau d’isolation des logements dans les pays européens a montré que :

- l’épaisseur d’isolant placé dans les logements en Belgique est équivalent à celle que l’on retrouve dans les pays du bassin méditerranéen (Portugal, Espagne, Italie, Grèce, Turquie).
- La Belgique dispose des logements qui ont la plus grande déperdition thermique, soit 2,5 fois plus que l’Allemagne, les Pays Bas ou la France et 5 fois plus que la Suède.

Pourquoi dès lors avoir tant tardé pour améliorer la performance énergétique des bâtiments en Belgique et à Bruxelles ? Nous avons pourtant les connaissances techniques nécessaires et des architectes et ingénieurs compétents.

Il manque en fait dans notre pays une véritable culture de l’énergie tant en ce qui concerne l’investisseur que le maître d’ouvrage. Tout l’enjeu d’une politique énergétique ambitieuse va donc consister à prouver qu’il existe d’autres manières de concevoir, de construire et de rénover des bâtiments. Cette nouvelle optique permet, en investissant différemment, d’améliorer considérablement la performance énergétique des bâtiments et de réduire la consommation d’énergie sur toute la durée de vie du bâtiment, dans un contexte d’évolution du prix des énergies clairement à la hausse.

Une Directive européenne sur la performance énergétique des bâtiments va nous y aider , j’y reviendrai dans le point 3.

L’étude « Investir dans les économies d’énergie, c’est rentable ! »

En préparation de la transposition de la directive européenne, il était indispensable d’évaluer au niveau micro-économique l’importance des investissements et leur rentabilité économique. C’est ce qu’a réalisé la KUL - Bouwfysica et le bureau d’études bruxellois 3E à la demande d’Evelyne Huytebroeck, la Ministre bruxelloise de l’Environnement et de l’Energie.

Cette étude toute récente compare un bâtiment construit de manière classique à un bâtiment construit de manière performante sur le plan énergétique (voir annexe 1 expliquant la méthodologie et les paramètres économiques de cette étude).

Cette étude d’une grande qualité scientifique démontre de manière irréfutable la rentabilité économique d’investir dans l’énergie !

Résultats de cette étude :

Dans le secteur résidentiel, toutes les simulations montrent clairement, que sur base des scénarios prudents (sur base de l’année 2002 avec un taux de croissance de 2 à 4,5%) d’évolution du prix des énergies, il est rentable d’investir davantage dans la performance énergétique du bâtiment.

Comment ?

En isolant mieux son bâtiment : en doublant ou même en triplant les épaisseurs d’isolant ; 15 cm dans le toit, 6-10 cm à la cave et le sol, vitrage et châssis < 2 W/m²K En plaçant du vitrage haut performance (double vitrage de qualité thermique élevée) ; En rendant le bâtiment étanche à l’air et en contrôlant la ventilation ; En plaçant des chauffages performants avec une régulation performante.

Ces résultats permettent d’augurer des futures exigences de l’ordonnance PEB.

Dans le secteur tertiaire, les simulations montrent également les mêmes tendances mais différent par les types d’investissements prioritaires à réaliser :

- placer un éclairage très performant et bien géré (moins de consommation et moins d’apport de chaleur, nécessitant moins de refroidissement du bâtiment) ;
- beaucoup mieux isoler le bâtiment ;
- placer du vitrage haute performance et porter une attention particulière aux superficies vitrées et à leur exposition au soleil ;
- rendre le bâtiment étanche à l’air ;
- placer des chauffages performants et bien réglés ;
- placer un récupérateur de chaleur sur l’air extrait et des ventilateurs à vitesse variable ;
- pour les bâtiment avec climatisation, placer des pompes à chaleur réversibles à eau (nappes phréatiques).

LOGEMENTS - RESULTATS DE LA SIMULATION TECHNICO-ECONOMIQUE (KUL - 3E / Septembre 2005)

Toutes les simulations montrent qu’avec une meilleure conception de la construction ou de la rénovation d’un bâtiment, on peut réduire facilement de 30% les besoins énergétiques de celui-ci.

Dans le cas de nouvelles constructions, il est possible d’atteindre cet objectif en investissant moins au départ que pour des constructions « classiques » en les concevant mieux (survitrage au sud, ...). Dans le cas de rénovation, il s’agit d’investir de 23 à 56€ / m² en plus que pour une rénovation « classique ».

Pour les ménages qui disposent de fonds propres, il est clairement plus rentable d’investir dans la performance énergétique de son logement, en rénovation ou construction neuve, que de laisser ses économies dormir sur un livret d’épargne...

Pour ceux qui ne disposent pas d’économies suffisantes, nous allons renforcer les aides financières de la Région et notamment tester la mise à disposition de formules spécifiques de pré-financement des aides et de financement des investissement.

BUREAU - RESULTATS DE LA SIMULATION TECHNICO-ECONOMIQUE

Toutes les simulations montrent qu’avec une meilleure conception de la construction ou de la rénovation d’un bâtiment, on peut réduire facilement de 30% les besoins énergétiques de celui-ci avec un investissement tantôt moindre lorsqu’il s’agit d’un bâtiment neuf, tantôt de 73 à 170 €/m² pour une rénovation.

3. Investir dans la performance énergétique, c’est possible !

Programme d’action « De l’énergie pour Bruxelles »

A l’initiative d’Evelyne Huytebroeck, la Région bruxelloise offre dès à présent à chaque ménage et à chaque entreprise une panoplie d’outils pour les aider à mener à bien ce projet.

« De l’énergie pour Bruxelles », c’est un plan d’action en trois volets :

I. Sensibiliser

A. Information-sensibilisation

Dès le mois d’octobre, plusieurs communications et des événements viseront à démontrer qu’une utilisation plus rationnelle de l’énergie est possible sans perte de confort :

Une campagne de communication axée sur le lien entre les questions de santé et d’utilisation rationnelle de l’énergie. Un week-end portes ouvertes fin octobre qui permettra aux Bruxellois de visiter 40 lieux remarquables en terme d’utilisation rationnelle de l’énergie, qu’il s’agisse de grandes entreprises ou de particuliers. « Le grand défi de l’énergie » : une expérience de 6 mois pendant laquelle 250 ménages bruxellois devront relever le défi, en modifiant certains de leurs gestes au quotidien, d’économiser une tonne de CO2 et ce, sans altérer leur qualité de vie ou leur confort.

B. Fournir un service de support et expert aux consommateurs

L’énergie reste pour beaucoup d’entre nous une matière technique et complexe. La rentabilité et le choix technique sont loin d’être des évidences. C’est pourquoi un réseau de service experts a été mis en place pour donner une aide concrète et pratique à tous ceux qui souhaitent investir dans l’efficacité énergétique, tant les ménages que les entreprises, le secteur public et non marchand.

POUR LES MENAGES : ABEA - Agence Bruxelloise de l’Energie - Brusselse Energie Agentschap

L’ABEA est un guichet d’information à caractère technique sur l’énergie pour les ménages financé à 100% par la Région. Il reçoit plus de 10.000 contacts par an, organise des séminaires d’informations et réalisent des audits énergétiques chez les particuliers.

Cette agence de l’Energie permet de répondre aux questions telles que comment réduire ses factures d’énergie sans faire d’investissement , comment isoler sa toiture avec des matériaux écologiques, comment opter pour un double vitrage approprié, comment garder les anciennes fenêtres qui ont du caractère, tout en améliorant leurs performances énergétiques et acoustiques, etc.

Pour en savoir plus : Centre Urbain - ABEA Halles St Géry Place Saint Géry, 1 1000 Bruxelles Tél : 02/512.86.19 E-mail : info@curbain.be

POUR LE SECTEUR TERTIAIRE : Le Facilitateur Energie Tertiaire - un expert du secteur privé à disposition

Le Facilitateur Energie assiste les entreprises publiques ou privées du secteur tertiaire (administration, école, hôpital, immeuble de bureaux, entreprise publique ou de service, grande surface commerciale,...) dans vos actions de maîtrise des consommations d’énergie et d’utilisation rationnelle de l’énergie (URE), quel que soit le stade d’avancement de votre projet. Ses avis ou recommandations sont neutres et toujours orientés dans le sens d’une plus grande efficacité énergétique du bâtiment :

Aperçu des services offerts par le Facilitateur ;
- Informations générales : technologies existantes et fournisseurs sur le marché, procédures d’octroi de subsides, sources d’information et services utiles, ... ;
- Guidance stratégique au stade initial d’une démarche URE, de la formulation d’un plan « énergie » global ou dans la gestion quotidienne des installations techniques ;
- Aide méthodologique à l’identification des mesures URE coût-efficace dans le bâtiment, au dimensionnement d’une technologie ;
- Analyse critique « énergie » d’études de (pré-)faisabilité de projet de construction ; rénovation énergétique d’un bâtiment ou d’intégration de systèmes énergétiques utilisant une source d’énergie renouvelable ;
- Analyse critique des clauses « énergie » d’un cahier des charges de construction ou de rénovation.

Pour en savoir plus :

- Facilitateur Energie Tertiaire Xavier Meersseman - Bureau d’études 3E Tél. 0800 85 775 Fax. 02 219 79 89 Courriel : facilitateur.tertiaire@ibgebim.be

« Pourquoi et comment réduire les consommations d’énergie dans votre bâtiment - Vade mecum d’une politique URE destiné aux gestionnaires de bâtiments tertiaires à Bruxelles » - mai 2005

- Facilitateur en Cogénération pour la RBC Yves Lebbe - Bureau d’études Icedd Tél. 0800 85 775 courriel : faciliteur.cogen@ibgebim.be

« Installer une Cogénération dans votre Établissement - Guide de Pertinence pour les acteurs des Secteurs tertiaire, PME, Logement « - juillet 2005

- Facilitateur énergies renouvelables - grands systèmes Bernard Huberlant - Bureau d’études 3E Tél. 0800 85 775 Courriel : facilitateur.grand.renouvelable@ibgebim.be

- Faciliteur Logements collectifsJonathan Fronhoff - Bureau d’études Cenergie Tél. : 0800 / 85 775 E-mail : facilitateur.grand.renouvelable@ibgebim.be

Pour le secteur tertiaire, d’autres outils d’information existent tels que des cahiers de charge type, des cycles de formation pour les responsables énergie, etc.

II. Inciter

A.Renforcement des Aides financières bruxelloises en faveur des investissements dans les économies d’énergie/la performance énergétique des bâtiments

En 2005, 3 millions d’euros ont permis de mettre en place des primes énergie (cf tableau en annexe 2). 14 Primes Energie sont disponibles (7 pour les personnes physiques et 7 pour les personnes morales) ; voir tableau récapitulatif en annexe ; voir modes d’emploi des primes sur le site http://www.ibgebim.be.

Dès 2006, ces primes seront renforcées, rendues plus attrayantes et de nouveaux travaux économiseurs d’énergie seront rendus éligibles, par exemple en matière d’isolation.

B.Des aides régionales en audit, études et investissements performants (BRUREBA) (0,8 Mio €)

Ce programme lancé en juin 2005 est dédié au secteur tertiaire et vise à encourager la maîtrise de l’énergie dans les bâtiments et les investissements performants en soutenant financièrement la réalisation d’audits énergétiques et d’investissements performants. Selon les cas de figure, le soutien financier va de 20 à 100% (cf annexe 3).

C.Réorientation des primes à la rénovation vers des critères de performances énergétiques

L’essentiel est de permettre à un public socialement défavorisé de recourir aux travaux les plus adéquats en terme d’efficacité énergétique, sachant que les primes à la rénovation peuvent agir de manière complémentaire aux primes énergie valable pour le grand public.

Parallèlement au renforcement des diverses aides publiques, des systèmes de préfinancement de ces subsides, ainsi que des formules de financement alternatives, en partenariat avec le secteur privé, seront mises au point et mises à disposition à partir de 2006. Il s’agit notamment du système du tiers-investisseur et de formules adaptées de leasing et de crédit bancaire.

D.Démarches de performance énergétique : susciter les initiatives

Evelyne Huytebroeck a également voulu susciter le démarrage de projets concrets avec des institutions prêtes à améliorer de la performance énergétique de leurs bâtiments. Ainsi, plusieurs appels à projets ont été lancés dont le projet PLAGE (le programme local d’actions pour la gestion de l’énergie) : 500.000 euros pour 5 communes à la pointe en matière d’énergie (cf annexe 4).

Plus d’infos : IBGE : 02/775.75.75. www.ibgebim.be

III. Investir : La performance énergétique des bâtiments

La Directive européenne concernant la performance énergétique des bâtiments doit être transposée et mise en oeuvre pour le 4 janvier 2006. Elle oblige les états membres à mettre en place des mécanismes d’amélioration de la performance énergétique des bâtiments :
- Respect d’exigences énergétiques (niveau d’isolation, système de chauffage et d’éclairage performants, gestion de la ventilation, ...) pour tout bâtiment neuf et toute grosse rénovation ;
- Certification énergétique (label énergétique valable pendant 10 ans) de tous les bâtiments en location ou en vente ;
- Obligation d’entretien et de contrôle des chauffage et des systèmes de climatisation ;
- Obligation d’affichage des performances énergétiques des grands bâtiments accessibles au public .

Le champ d’application de la Directive est très large car il s’étend à tous les types de bâtiments. Seules quelques exceptions sont prévues : monuments classés, bâtiments servant de lieu de culte, constructions provisoires, etc.

Un avant-projet d’Ordonnance sera déposé en automne au Gouvernement bruxellois et puis au Parlement. Cette Ordonnance couvre plusieurs cas de figure en ce qui concerne les bâtiments neufs ou reconstruits soumis à permis d’urbanisme, les bâtiments de plus de 1000 m² lourdement transformés, les autres bâtiments rénovés soumis à permis d’urbanisme, les actes et travaux qui touchent à des éléments de performance énergétique de bâtiments en vente ou en location, etc. (rénovation de toiture, remplacement de fenêtres, ...), la certification énergétique, les systèmes de chauffage et de climatisation, etc. Ces cas de figure sont détaillés en annexe 5.

La mise en oeuvre de cette ordonnance sera progressive et s’étalera entre 2007 et 2009.

Impact de la Directive sur la Région bruxelloise

En 2003, les bâtiments tertiaires et résidentiels étaient responsables de 72% de la consommation énergétique finale en région bruxelloise dont 41% est issu du logement.

Le parc de bâtiments est composé de :

472.000 logements répartis dans 175.000 bâtiments ;

12.000 bâtiments tertiaires

39.600 autres bâtiments dont (32.000 bâtiments mixtes)

TOTAL :226.600 bâtiments

La mise en oeuvre de la Directive aura un volume d’activités qui concernera :

Pour la performance énergétique à respecter par les bâtiments neufs et rénovés :

370 bâtiments neufs/an 1080 bâtiments rénovés/an dont 130 > 1000 m² (transformation lourde)

Pour l’obligation de détenir un certificat de performance préalable : 16.000 ventes/an 70.000 locations

De manière concrète, l’ordonnance va inciter les professionnels du bâtiments pour qu’ils conçoivent, construisent et rénovent des bâtiments énergétiquement performants.

L’ordonnance imposera également un processus d’information préalable à la location ou l’achat d’un bien par le biais de la fourniture d’un certificat de performance énergétique. Ce certificat permettra de situer les consommations énergétiques du bien et de proposer les pistes d’amélioration.

Enfin les processus de contrôle des installations de chauffage et de système de climatisation permettront une meilleure fonctionnement des installations et une meilleure efficacité énergétique tout en développant l’emploi local.

Conclusion

Le potentiel d’amélioration énergétique du bâtiment en RBC est énorme et générateur de triples dividendes :

- économiques : une réduction de la facture énergétique de la Région de 350 millions € par an, soit 500 € par ménage et par an ;
- environnementaux : une diminution des émissions de gaz à effet de serre et autres polluants atmosphériques (70% des émissions de gaz à effet de serre proviennent du bâtiment) ;
- et sociaux : création d’emploi dans la construction et la rénovation, secteurs intensifs en main d’oeuvre.

En d’autres mots, investir aujourd’hui et demain dans la construction/rénovation à haute performance énergétique, c’est agir résolument en faveur de notre redéploiement économique. C’est pourquoi j’estime que cette dimension doit être pleinement intégrée dans la mise en oeuvre du Contrat pour l’Economie et l’Emploi, le « Plan Marshall » bruxellois et que les partenaires sociaux doivent se mobiliser autour de ce projet.

Face à la montée inexorable des prix de l’énergie, il est à présent certain que la seule manière de réduire de façon substantielle et durable notre facture énergétique consiste à investir dans la construction et la rénovation de hautes performances énergétiques. Il s’agit d’un investissement qui est non seulement techniquement possible mais aussi nettement plus rentable qu’un dépôt sur un livret d’épargne. L’heure n’est pas à tergiverser sur la formule du chèque mazout.

Ce qu’il faut absolument aujourd’hui c’est une prise de conscience de tous les responsables qui ont un pouvoir d’action tant sur la gestion des bâtiments que sur les investissements. Il y a là un gisement d’économie important et à notre portée. Via toute une panoplie de mesures, nous voulons aider les ménages, les entreprises, les pouvoirs publics à agir et à relever le défi. Aujourd’hui notre avenir énergétique dépend de nous et rien que de nous.

Et c’est aujourd’hui qu’il faut agir !

Evelyne Huytebroeck Ministre bruxelloise de l’Environnement et de l’Energie

© E.Huytebroeck 2009 || contenu géré avec SPIP | graphisme Quentin Dal | animation L'Enclume | un site Vivao