Echos’J n°26 - Prévention générale, Rapport annuel AJ

Prévention générale : les plans d’actions 2013-2014 peuvent démarrer !

L’ensemble des plans d’actions de prévention générale des 13 Conseils d’arrondissement de l’aide à la jeunesse (CAAJ), pour les années 2013-2014, viennent d’être approuvés par la Ministre. Petit tour d’horizon sur quelques points-clés.

Quelques chiffres

Pour les années 2013-2014, 95 projets ont été introduits auprès des 13 Conseils d’arrondissement de l’aide à la jeunesse. Parmi ceux-ci, 81 ont été retenus.

Le budget dédié à la prévention générale s’élève cette année à 460.766 euros.

Un quart des projets sont développés par les CAAJ eux-mêmes, et trois quarts le sont par d’autres opérateurs.

Les services d’aide en milieu ouvert (AMO) sont les promoteurs directs de 40 projets. Cette proportion importante confirme la place incontournable de ces acteurs dans la prévention générale. Par ailleurs, une ouverture vers des secteurs extérieurs à l’aide à la jeunesse se dessine puisqu’une quinzaine de projets sont portés par des promoteurs issus des secteurs du sport, de la santé, de la culture ou encore de l’enseignement, par exemple.

Précarité et soutien à la parentalité : deux enjeux majeurs

Pour les années 2013 et 2014, les priorités identifiées par les CAAJ sont la précarité des jeunes et des familles, le soutien à la parentalité, les séparations parentales conflictuelles, l’accrochage scolaire et les assuétudes. Certains CAAJ ont décidé de mettre l’accent sur des thématiques plus particulières telles que la surconsommation (Tournai), la violence de genre (Bruxelles) ou encore le jeune citoyen et acteur de son quartier (Liège).

Vous trouverez l’ensemble des projets sélectionnés pour 2013-2014 dans la liste ci-jointe.

Premier rapport de l’aide à la jeunesse

L’aide à la jeunesse se dote aujourd’hui d’un nouvel outil : un rapport annuel. Son ambition ? Informer, interroger et piloter le secteur. Jusqu’à ce jour, l’aide à la jeunesse ne disposait pas d’un tel outil, pourtant indispensable.

Ce rapport est d’abord centré sur les jeunes et leur famille, mais il se veut également être un miroir des activités des services publics, des services agréés et des nombreux intervenants qui composent ce secteur.

Quelques constats marquants

40.234 (soit 4% de la population globale des jeunes de moins de 18 ans), c’est le nombre de jeunes pris en charge au moins un jour dans l’aide à la jeunesse en 2011. Ce chiffre a augmenté de 3% entre 2010 et 2011.

Une immense majorité des jeunes pris en charge (95%) le sont parce qu’ils se trouvent dans une situation de danger ou de difficulté (les jeunes délinquants représentent donc une très petite minorité).

60% des jeunes en danger ou en difficulté ont été pris en charge dans leur milieu de vie et 40% font l’objet d’une mesure d’éloignement de leur milieu de vie. Ceci rejoint l’un des principes fondamentaux du décret, à savoir : « L’aide doit prioritairement se dérouler dans le milieu de vie, l’éloignement de celui-ci devant être l’exception ». Lorsqu’une mesure d’éloignement du milieu de vie intervient, c’est le placement en famille d’accueil qui est la mesure la plus fréquente.

71 % des jeunes en danger ou en difficulté ont été pris en charge dans le cadre d’une aide consentie (SAJ). Dans 50% des cas environ, la demande d’aide au SAJ émane du jeune ou de sa famille (dans les autres cas, elle émane de la sphère judiciaire ou des intervenants des services de première ligne). Lorsqu’elle émane des acteurs de première ligne, la demande d’intervention provient une fois sur deux des intervenants scolaires.

Notons enfin que de très nombreux jeunes de l’aide à la jeunesse sont pris en charge dans des secteurs adjacents : services d’accrochage scolaire, internats scolaires (1272 jeunes), hôpitaux (1082 jeunes), secteur du handicap (957 jeunes), petite enfance (372 jeunes).

Pour parcourir les chiffres clés de l’aide à la jeunesse (synthèse du rapport), cliquez ici.

Pour lire le rapport de l’aide à la jeunesse dans son intégralité, cliquez ici.