Echos’J n°27 - Protocole Maltraitance, les enjeux de la proximité et de l’éloignement géographique en IPPJ, A vos agendas !

Mieux prévenir la maltraitance

A l’initiative de la ministre de l’Aide à la jeunesse, le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a approuvé, ce vendredi 12 juillet 2013, un protocole de collaboration intersectoriel visant à développer la prévention de la maltraitance.

Alors que, dans le cadre de la lutte contre la maltraitance infantile, la prise en charge spécialisée fait déjà l’objet de protocoles spécifiques et d’instances de concertation, la prévention de la maltraitance manquait par contre d’outils opérationnels. Cette prévention est pourtant l’affaire de tous et doit donc se réfléchir de façon transversale, avec l’ensemble des secteurs de la Fédération Wallonie-Bruxelles (sport, culture, enfance, santé, …).

Le protocole prévoit un plan d’actions sur trois ans. Le premier plan d’actions sera approuvé par le gouvernement en février 2014 et fera ensuite l’objet d’une évaluation. Il rassemblera les actions qui seront menées de manière transversales ou au sein de chaque secteur, en matière :
- d’information et de sensibilisation du grand public, des parents ou d’enfants afin de leur faire connaître les services de prévention et d’aide aux enfants victimes de maltraitance et de leur faciliter l’accès à ces services ;
- d’information, sensibilisation ou formation des travailleurs de terrain (moniteurs sportifs, enseignants, infirmières ONE, animateurs de mouvements de jeunesse, …) afin de les aider à identifier les signes de risques, les éléments contextuels ou les symptômes de maltraitance, de les informer quant au réseau mobilisable s’ils sont confrontés à une situation de maltraitance et de la manière d’y faire appel.

C’est une plate-forme intersectorielle qui sera chargée d’élaborer ce plan d’actions. Celle-ci constituera également un lieu permanent d’échange de pratiques et d’outils entre les intervenants des différents secteurs visés par le protocole.

IPPJ : les enjeux de la proximité et de l’éloignement géographique

Soucieuse de questionner les conditions permettant un accompagnement de qualité dans les IPPJ, la Ministre de l’Aide à la jeunesse a chargé le Centre d’études sociologiques des FUSL et le Centre de recherches criminologiques de l’ULB d’organiser une recherche-action.

Selon la « méthode d’analyse en groupe » (voir ci-dessous), 15 personnes se réuniront lors de 3 journées organisées en septembre 2013. Il s’agira d’intervenants des IPPJ (éducateurs, assistants sociaux, psychologues et direction), de magistrats, d’intervenants du SPJ, d’acteurs du secteur de l’enseignement et des services agréés de l’Aide à la jeunesse.

L’objectif : identifier les leviers et les freins de la proximité et de l’éloignement géographique dans le cadre des mesures de placement des jeunes en I.P.P.J. (régime ouvert et fermé) et de l’accompagnement post-institutionnel, au regard des objectifs poursuivis par les I.P.P.J.*

La méthode d’analyse en groupe réunit différents acteurs concernés par une même problématique et se base sur l’analyse de situations concrètes vécues par les participants. Cet outil d’analyse et d’intervention est mis en œuvre dans une perspective concrète de recherche-action, en vue de formuler des recommandations basées sur l’expérience pratique des acteurs.

Les conclusions de ce processus seront transmises à la Ministre en octobre 2013.

* Cfr. article 18 du décret du 4/3/1991 : « L’action pédagogique des institutions publiques vise la réinsertion sociale du jeune. Elle favorise une démarche restauratrice envers la victime et la société. »

A vos agendas !

Dans la suite du colloque de l’an passé, la Ministre de la Jeunesse et de l’Aide à la jeunesse organisera le mardi 22 octobre 2013 une après-midi de réflexion et de débats autour du thème « Jeunesse et Interculturalité ».

Deux intervenants de choix viendront nous faire part de leur expérience en la matière : Edouard Delruelle (philosophe à l’ULg et Directeur-adjoint du Centre pour l’égalité des chances et la lutte contre le racisme de juin 2007 à juin 2013) et Marco Martiniello (sociologue à l’ULg et Directeur du Centre d’études de l’ethnicité et des migrations - Cedem).

Ce colloque se tiendra Place Surlet de Chokier, 15-17 à 1000 Bruxelles (proximité de Madou). Entrée gratuite. Les informations détaillées vous parviendront dans un prochain Echos’J.