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6 juin 2013

Décret Inclusion : pour une meilleure qualité de vie de la personne handicapée

Ce jeudi 6 juin, le Collège de la Cocof a adopté, en première lecture, le projet de décret Inclusion qui réorganise la politique d’aide aux personnes handicapées à Bruxelles afin de l’inscrire dans la lignée de la Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées (CDPH). Ce projet de décret modifie la réglementation en vigueur, à savoir le décret du 4 mars 1999 relatif à l’intégration sociale et professionnelle des personnes handicapées.

En un peu plus d’un siècle, la perception du handicap a changé et les politiques sociales qui en ont découlé ont lentement évolué, passant de l’exclusion à l’intégration et, à présent, à l’inclusion.

L’approche inclusive, qui est celle de la CDPH et du présent décret est une approche « environnementale » du handicap : la déficience physique, sensorielle ou mentale d’une personne ne devient un handicap que dans la mesure où l’environnement de la personne n’est pas adapté à cette déficience. C’est également une approche en termes de droits : la personne handicapée est un citoyen, à qui la société reconnaît et garantit les mêmes droits qu’à toute autre personne. Cela passe entre autres par une « égalisation des chances », via une égalité d’accès aux services offerts par l’État à la population et une égalité de traitement. En pratique, grâce à ce projet de décret, l’inclusion des personnes handicapées est favorisée par de nouvelles missions qui peuvent être dévolues aux associations actives dans le secteur :

• par le soutien à des solutions alternatives et autonomes en matière de logement, où la personne handicapée vit chez elle tout en ayant des personnes-ressources à proximité et ce, grâce aux nouveaux Services de logements inclusifs ;

• par le volontariat avec un accompagnement individuel via les Services de soutien aux activités d’utilisé sociale et la (co-)organisation d’activités de volontariat via les Services de participation par l’action collective ;

• par un meilleur accès aux loisirs, grâce à un accompagnement individuel à la recherche de loisirs et à l’organisation de loisirs via les Services de loisirs inclusifs et via les Services d’accompagnement ;

• par les possibilités de se déplacer et d’avoir accès à un maximum de lieux et de services publics ou privés, avec l’appui d’Associations spécialisées en accessibilité ;

• par la poursuite des « prestations individuelles », adaptées aux besoins de chacun, sous forme d’intervention financière ou de matériel pour aménager son logement, pouvoir conduire sa voiture, se déplacer en fauteuil roulant, mieux voir ou mieux entendre,... Des conseils individuels pour l’utilisation du matériel technique sont en outre fournis par les Services d’appui technique ;

• par la poursuite de l’action des Services d’accompagnement, qui s’adressent aux enfants en bas âge, aux enfants et jeunes, ou aux adultes ;

• par la compréhension de ce qui se passe autour de soi : pour les personnes sourdes ou malentendantes (via les Services d’appui à la communication et à l’interprétation pour les personnes sourdes), pour les personnes aveugles, malvoyantes ou qui ont des difficultés de compréhension (via les Services d’appui à la communication alternative, qui utilisent le Braille et le « facile à lire ») ;

• en matière d’accès à un emploi, par la poursuite des aides à l’emploi et des Entreprises de Travail Adapté ; également grâce à un accompagnement individuel ou collectif pour suivre des formations destinées aux personnes valides avec, respectivement, les Services d’appui à la formation professionnelle et les Services préparatoires à la formation professionnelle ;

• par une scolarité épanouie, facilitée par les Services d’aide à l’inclusion sociale et extrascolaire (la nouvelle dénomination des Centres de jour pour enfants scolarisés) ;

• par la défense des intérêts et la promotion du droit à l’inclusion, via les Associations représentatives de personnes handicapées et de leur famille ;

• par la formation, via le Service de formation aux spécificités du handicap, du personnel des organismes privés ou publics auxquels une personne handicapée peut s’adresser, pour assurer la même qualité de service qu’à une personne valide.

En outre, le décret Inclusion veut accorder une attention particulière aux besoins des personnes handicapées en situation de « grande dépendance » - besoins qui sont plus importants en raison de déficiences et d’un handicap plus graves - et reconnaître cette situation de grande dépendance.

« Le projet de décret Inclusion est le résultat d’un long et vaste processus de concertation », s’est félicitée Evelyne Huytebroeck, ministre bruxelloise de l’Aide aux personnes handicapées. « C’est un grand pas en avant qui vise à favoriser l’inclusion des personnes handicapées dans la société qui est la leur, et à améliorer autant que possible leur qualité de vie ».

© E.Huytebroeck 2009 || contenu géré avec SPIP | graphisme Quentin Dal | animation L'Enclume | un site Vivao