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30 juin 2010

Des mesures du vent sur le toit de Bruxelles… en attendant des éoliennes ?

La Tour Manhattan, place Rogier, est le théâtre d’une première bruxelloise. Des appareils de mesure du vent viennent d’y être dressés. Les résultats de ces mesures permettront de déterminer la pertinence ou non d’installer des éoliennes urbaines sur les toits des bâtiments.

Le principe des éoliennes « urbaines », c’est-à-dire de très petites tailles (quelques kW ou dizaines de kW contre quelques milliers de kW pour les éoliennes « classiques »), est assez séduisant : installer, au sommet des bâtiments d’une ville, des éoliennes afin de produire de l’électricité grâce à l’énergie gratuite du vent.

Alors que la Belgique s’est engagée à produire 13% d’énergie renouvelable d’ici 2020, il est en effet crucial d’envisager les différentes possibilités qui s’ouvrent pour la Région de Bruxelles-Capitale. Le contexte urbain de notre Région ne permet pas d’atteindre des niveaux élevés d’énergie renouvelable : l’installation de barrages hydrauliques, d’éoliennes de puissance ou de production de biomasse sont en effet exclues. Toutefois, les éoliennes urbaines présentent encore beaucoup d’inconnues. C’est pourquoi Evelyne Huytebroeck, Ministre de l’Energie, a commandé une étude qui permettra de répondre à une série de questions.

Première question : y-a-t-il suffisamment de vent au sommet de nos bâtiments ? Les éoliennes de puissance installées sur le terre ferme peuvent, sur de bons sites, fonctionner jusqu’à l’équivalent de 2000 heures par an à pleine puissance. En mer, les éoliennes peuvent atteindre 3300 heures par an. Au sommet d’un bâtiment, le résultat dépend fortement des turbulences du vent créées par les immeubles avoisinants.

Deuxième question : quelle est la meilleure solution technologique ? Les éoliennes urbaines à axe vertical réagissent mieux aux turbulences du vent très présentes à basse altitude et dans un milieu urbain. Quant aux éoliennes à axe horizontal, elles présentent généralement de meilleures performances.

Enfin, dernière question : quelle est la faisabilité technico-économique ? A l’heure actuelle, le coût de production « annoncé » des éoliennes urbaines est encore très cher. Il est donc important de connaître le coût de production « réel » avant de déterminer la pertinence ou non de soutenir cette filière. Par ailleurs, d’autres contraintes y sont associées comme l’émission sonore, la fiabilité de production, l’intégration urbaine et le besoin d’espace.

La campagne de mesure du vent (orientation et intensité), organisée en étroite collaboration avec le Directeur Technique de la Tour Manhattan, révélera des données très précieuses. Les résultats définitifs sont attendus dans un an.

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